DANS CETTE EDITION…
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Ce que tu vas découvrir dans cette édition
Nouvelle video : La méthode en 4 étapes pour calculer combien placer chaque mois pour ta retraite, et pourquoi attendre 10 ans peut plus que doubler l'effort.
L'actu décryptée : pourquoi un tiers du budget de l'Éducation nationale sert en réalité à payer des retraites, et ce que ça dit du système.
La feuille volante du jour : les garanties du crédit immobilier - caution, hypothèque ou IPPD - et quelle garantie privilégier pour limiter les coûts.
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L’ÉDITION DU JOUR
- NOUVELLE VIDEO -
Combien placer pour sa retraite ?
Si tu me lis de temps en temps, tu connais mon avis sur la retraite : s'y préparer le plus tôt possible est devenu incontournable.
On ne peut plus compter sur un État surendetté pour assurer notre avenir. Ce temps-là est révolu.
Le système français devra être lourdement réformé. Peut-être qu'on verra un jour une part de capitalisation. En attendant, tu as le choix.
Tu peux laisser faire, version « on verra bien ».
Ou tu peux investir dès aujourd'hui pour sécuriser ton avenir.
Pourquoi je te parle de ça maintenant
Parce que « se préparer », ça reste flou tant qu'on n'a pas mis un chiffre dessus.
Combien il me faudra ?
Combien je dois mettre de côté chaque mois ?
La plupart des gens n'en ont aucune idée.
Et c'est normal : personne ne nous l'apprend.
Préparer sa retraite, c'est se construire aujourd'hui un complément de revenu pour demain. Et ce revenu viendra forcément du capital que tu auras constitué.
Dans ma nouvelle vidéo, je te donne une feuille de route simple pour faire le calcul toi-même, en 4 étapes :
Estimer ta future pension. J'utilise une donnée publiée par le COR (Conseil d'orientation des retraites) : le taux de remplacement. On l'applique à ton dernier salaire, juste avant le départ. Il dépend de ton année de naissance et de ta catégorie socio-professionnelle.
Mesurer ton déficit retraite. C'est le complément qu'il te faudra en plus de ta pension pour vivre à l'aise. Il dépend de ton niveau de vie, sans oublier l'inflation, qui pèsera forcément sur les 10, 20 ou 30 prochaines années selon ta date de départ.
Le convertir en capital à constituer. Ce revenu cible devient un objectif chiffré, avec une échéance.
Calculer ton effort mensuel. C'est ce qu'il faut mettre de côté chaque mois pour atteindre cet objectif.
En moins de 10 minutes, tu as ton chiffre et une bonne idée de la façon d'organiser tes finances pour cet objectif de long terme.
Spoiler : plus tu t'y prends tôt, mieux c'est. Dans l'exemple de la vidéo, attendre 10 ans fait plus que doubler l'effort mensuel.
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🫶 Merci à Linxea qui soutient l’édition de la semaine.

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- L’ACTU DECRYPTE -
Un tiers du budget de l'Éducation nationale paie des retraites
C'est tombé la semaine dernière, dans une annexe du budget 2027 que personne ne lit : le rapport sur les pensions de la fonction publique.
Pour la première fois, Bercy y détaille ministère par ministère la part totale des crédits qui finance les retraites des fonctionnaires.
Et ça change la lecture de tous les chiffres.

Prenons l'Éducation Nationale, c'est d'actualité.
Sur 91 milliards d'euros de budget, 32 % servent à payer des pensions.
Il reste environ 62 milliards € pour l'école elle-même : les profs en poste, les élèves, les classes.
Le budget par élève dont on parle dans le débat public est donc bien plus faible qu'il n'en a l'air. Difficile ensuite de s'étonner de nos résultats dans les classements comme PISA, ou de comparer sérieusement notre effort avec celui de nos voisins.
L'école n'est pas une exception.
La part monte à 35 % pour la sécurité, à 21 % pour la justice, à 12 % pour la défense. Sur les 17 missions détaillées, 60 milliards sur 305 vont aux retraites, soit un euro sur cinq.
Si les pensions des fonctionnaires de l'État formaient un ministère, ce serait le troisième budget de l'État, juste derrière la Défense et l'Éducation.
Le système de retraites d ela fonction publique est lourdement déficitaire :
Pour un salarié du privé, l'employeur et salarié versent environ 28 % du salaire pour la retraite.
Pour un fonctionnaire civil, l'État s'impose un taux de 82 %. La différence n'est pas une cotisation, c'est une subvention d'équilibre qui ne dit pas son nom.
Pourquoi un tel écart ? Il y a aujourd'hui 0,94 fonctionnaire en activité pour un retraité, contre 1,5 dans le régime général. Le système ne tient plus tout seul. Alors l'État comble le trou avec nos impôts ou, plus exactement, avec de la dette.
C'est le combat de Jean-Pascal Beaufret, ancien directeur général des impôts, avec qui j'ai fait une vidéo sur le sujet. Depuis des années, il dénonce ce manque de transparence. Son constat : depuis très longtemps, on emprunte de quoi financer et équilibrer le système des retraites. La moitié de notre dette publique viendrait du déficit des retraites. Cette annexe ne fait que rendre visible ce qu'il explique depuis longtemps.
Pour nous, ça veut dire une chose : on ne pourra pas éternellement emprunter pour payer les pensions. Tôt ou tard, il faudra cotiser plus, toucher moins ou partir plus tard. Probablement un peu des trois.
Cette actu enfonce le clou : préparons notre retraite, autant que faire se peut. Pas par peur, mais parce que c'est la seule partie de l'équation que nous contrôlons.
- LA FEUILLE VOLANTE DU JOUR -
Les garanties d’un crédit immobilier
Quand on achète un bien, on négocie le taux et on compare l'assurance emprunteur. Mais la garantie du prêt, on la prend souvent telle que la banque la propose. Alors qu'elle peut faire varier la facture de plusieurs milliers d'euros.

Petit rappel d'abord : la garantie protège la banque si tu ne rembourses plus. Pas toi.
Il existe 2 familles de garanties :
La sûreté personnelle, c'est la caution.
Un organisme comme Crédit Logement ou la CASDEN se porte garant à ta place. Rien n'est inscrit sur ton logement, pas besoin de notaire, et c'est en place en quelques jours. C'est la solution la plus courante : environ 7 prêts sur 10 en France.La sûreté réelle est inscrite sur ton logement, chez le notaire.
C'est l'hypothèque, ou sa petite sœur l'IPPD (l'hypothèque légale du prêteur de deniers). L'IPPD est réservée à l'achat dans l'ancien, sans travaux financés par le prêt.
À la signature, pour 200 000 € empruntés, il faut compter environ :
1 600 € pour l'IPPD ;
2 650 € pour une caution ;
3 000 € pour une hypothèque.
Mais c'est le coût initial, pas le coût final.
Certaines cautions te rendent de l'argent à la fin du crédit. Une partie de ce que tu verses alimente un fonds mutuel de garantie, et tu peux en récupérer autour de 70 %. Ta caution te revient alors à environ 1 250 €. Ce n'est pas le cas de toutes : la SACCEF ou la CASDEN ne rendent rien, mais elles coûtent souvent moins cher au départ.
L'hypothèque et l'IPPD, c'est l'inverse.
Si tu vas au bout du prêt, elles s'éteignent toutes seules. Mais si tu revends avant, il faut payer la mainlevée chez le notaire. Et revendre avant la fin d'un prêt de 20 ou 25 ans, ce n'est pas une exception.
La caution est souvent plus intéressante mais elle n'est jamais acquise. L'organisme étudie ton dossier et peut le refuser, surtout si tu es indépendant ou entrepreneur. Dans ce cas, ce sera l'IPPD si le bien est ancien, et l'hypothèque s'il est neuf, en VEFA ou avec des travaux.


