Hello,
Avec le contexte géopolitique et la hausse du prix de l’énergie, une question subsiste : sommes-nous en crise ?
Les marchés ont certes corrigé, mais on est très loin de ce qu’on a pu voir lors de la crise de 2008.
En mars, le CAC 40 a perdu près de 9 %. Le S&P 500 vient d'encaisser son pire trimestre depuis 2022. Le pétrole a repassé les 100 dollars. Et quelque part dans un coin de ta tête (ou dans ton portefeuille), une petite voix commence à poser une question inconfortable : et si ça continue ?
Que faut-il faire ?
Attendre ?
Rentrer ?
Sortir ?
Les moment de forte tempête sur les marchés sont parfois difficiles à vivre. Ils mettent nos nerfs à rude épreuve et une info, une actualité à la TV ou un tweet peut nous faire prendre des décision financières impulsives.
Il faut donc dézoomer.
Prendre de la hauteur et regarder ce qu’il se passe sans se noyer dans le bruit ambiant.
C’est ce que je te propose de faire en t’invitant ce mercredi 08/04 à 20h avec Grégory Guilmin. Il a déjà vécu ce genre de situation et il a surtout accompagné des familles fortunés (plusieurs millions d’euros) à traverser ce genre de moment bercé de peur (mais aussi rempli d’opportunités).
Demain mercredi à 20h, il partagera sa vision actuelle des marchés et expliquera comment faire pour traverser un (éventuel) krach boursier sans panique et construire une stratégie gagnante sur le long terme.
En attendant mercredi, place à l’édition du jour.
PLACE À L’ÉDITION DU JOUR…
Ce que tu vas découvrir dans cette édition :
Comment investir comme les grandes fortunes
La case qui peut tout changer pour ta déclaration des impôts
Dispositif Jeanbrun : l'immobilier locatif nu a enfin son outil fiscal
⏱️ Temps de lecture : < 6 min
POUR ALLER PLUS LOIN…
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PATRIMOINE
🇫🇷 Investir comme les grandes fortunes
Chaque année, UBS publie un rapport sur les single family offices. Ces structures patrimoniales privées, créées pour gérer le patrimoine d'une seule famille, généralement au-delà de 30 à 50 millions d'euros, sont en quelque sorte les laboratoires silencieux de l'investissement sophistiqué. Ce qu'elles font avec leur argent, et surtout comment elles le répartissent, est un enseignement à lui seul.
Pour décrypter cette étude et ses implications concrètes pour des investisseurs bien moins fortunés, j'ai reçu Christophe Faglin. Ingénieur financier chez Allianz, banquier privé chez HSBC, puis responsable de la gestion de fortune chez Swiss Life : 15 ans à accompagner les meilleurs dossiers de l'industrie, de l'intérieur. Aujourd'hui co-fondateur de Wiz Patrimoine, il décompose classe par classe ce que font ces grandes familles, et ce qu'on peut en tirer à son propre niveau.
Ce que les grandes fortunes font différemment
La répartition UBS est claire : 56% d'actifs traditionnels (actions, obligations) et 40% d'actifs privés (private equity, dette privée, immobilier non coté). Mais ce qui est frappant, c'est moins la répartition elle-même que l'écart avec la réalité des ménages français. En France, la part d'actions dans le patrimoine moyen avoisine 10%. Aux États-Unis, 40%.
Cet écart a un prix. Un couple qui investit 100 € chacun par mois pendant 42 ans, avec la pire performance historique jamais observée sur le S&P 500 depuis 1928 (8%/an, c'est le plancher, pas la moyenne), arrive à 756 000 €. Sur un livret à 2% ? 156 000 €. 600 000 € de différence, pour le même effort réalisé.

L'art de la décorrélation
Diversifier ne veut pas dire collectionner. Et c'est là que beaucoup d'investisseurs se trompent.
L'idée n'est pas de mettre des actifs qui évoluent à l'opposé les uns des autres. Si un placement fait +10% quand l'autre fait -10%, tu fais zéro, tout le temps. Ce n'est pas de la protection, c'est de la neutralisation. Mais choisir des actifs qui bougent exactement de la même façon n'est pas mieux : c'est l'illusion de la diversification.
Ce que cherchent les gérants de fortune, et c'est là que ça devient intéressant, c'est la zone intermédiaire. Des actifs qui ne réagissent pas de la même façon aux chocs, sans pour autant se neutraliser. Le private equity et les actions cotées en sont un bon exemple : historiquement, les mauvaises années en bourse ont souvent été de bonnes années pour le private equity. Pas l'inverse parfait. Juste différent. Et c'est cette différence-là qui protège, et qui permet parfois de rééquilibrer au bon moment.
La bonne nouvelle, c'est que beaucoup de ces placements sont aujourd'hui accessibles sans être millionnaire. Les ETF à partir de quelques centaines d'euros, les fonds obligataires dès 500 €, les fonds alternatifs à partir de 10 000 €. Le problème n'est pas l'accès, il est souvent la méconnaissance.
💡 Si tu veux aller plus loin et cherche à te faire accompagné comme les grandes fortunes, Wiz Patrimoine accompagne ses clients à partir de 250 000 € d'épargne financière. Solutions hauts de gamme , transparence totale sur les frais, aucun conflit d'intérêt avec un assureur ou une banque : c'est l'approche multifamily office, rendue accessible.
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FISCALITE
💸 La case qui peut tout changer
Dans quelques jours, la campagne de déclaration de revenus ouvre. Le 9 avril 2026, ton espace en ligne sera accessible avec ta déclaration pré-remplie, et tu auras jusqu'entre le 21 mai et le 4 juin (selon ton département) pour valider.
La quasi-totalité des gens va confirmer sans y toucher. Et certains vont laisser de l'argent sur la table, à cause d'une case qu'ils n'ont jamais remarquée : la case 2OP.
PFU : le régime par défaut (mais pas toujours le meilleur)
Depuis 2018, les revenus mobiliers — dividendes, plus-values d'actions, intérêts de comptes à terme, coupons d'obligations... — sont soumis à la Flat Tax, ou PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique). Le principe : un taux forfaitaire de 30 % (ou 31,4 % selon les produits) s'applique automatiquement, composé de 12,8 % d'impôt sur le revenu et de 17,2 % ou 18,6 % de prélèvements sociaux.

C'est lisible, c'est prévisible. Mais ce n'est pas toujours optimal. Et c'est là qu'intervient la case 2OP.
Ce que change concrètement ce petit carré
En cochant la case 2OP, tu renonces au PFU et tu bascules tes revenus mobiliers dans le barème progressif de l'impôt sur le revenu, le même qui s'applique à ton salaire. Important à comprendre : les prélèvements sociaux (17,2 % ou 18,6 % selon les cas) ne bougent pas. Ce qui change, c'est uniquement la part impôt sur le revenu. Les 12,8 % fixes du PFU sont remplacés par ta tranche marginale d'imposition.

En simplifiant : si ta tranche marginale est à 0 % ou 11 %, le barème sera plus doux que le PFU. Si tu es au-delà, la flat tax reste probablement plus avantageuse.
Ce choix s'applique à l'intégralité de tes revenus mobiliers, impossible de choisir produit par produit. C'est tout ou rien.
Le cas particulier des dividendes
C'est là que ça devient plus intéressant. Si tu coches la 2OP, les dividendes bénéficient d'un abattement de 40 % avant imposition. Sur 1 000 € de dividendes perçus, seuls 600 € entrent dans la base de calcul. Cet abattement peut rendre le barème attractif même pour des tranches d'imposition plus élevées — il faut alors faire le calcul complet, parce que la réponse n'est plus aussi immédiate.

La dernière année où il faut faire (vraiment) attention
Jusqu'à présent, ce choix était irrévocable pour l'année. Tu peux choisir librement barème ou PFU, mais une fois ta déclaration soumise, la décision devient définitive : la case 2OP cochée ou non est figée, impossible de corriger après coup.
À partir de la déclaration 2027 (pour les revenus 2026), cette contrainte disparaît. Tu pourras revenir sur ton choix après validation — par exemple à la réception de ton avis d'imposition, si tu réalises que tu as fait le mauvais calcul.
Pour cette déclaration-ci en revanche, l'ancienne règle s'applique encore : une fois validée, c'est définitif. Raison de plus pour simuler soigneusement avant de cliquer.
La méthode : tester les deux, ça prend deux minutes
Si on devait retenir une règle simple : le barème est généralement plus intéressant pour les foyers à 0 % ou 11 % de tranche marginale, le PFU reprend l'avantage à partir de 30 %.
Mais ce n’est pas universel, et tant que tu n'as pas validé définitivement ta déclaration, tu peux simuler les deux options : tu coches la 2OP, tu notes le montant. Tu la décoches, tu compares. Tu gardes ce qui te coûte le moins.
Deux minutes. La bonne décision pour ta situation.
IMMOBILIER
📈 Dispositif Jeanbrun : l'immobilier locatif nu a enfin son outil fiscal
Depuis que le Pinel a tiré sa révérence fin 2024, les investisseurs en immobilier locatif neuf cherchaient un successeur. Le gouvernement vient de leur en donner un, et il fonctionne fondamentalement différemment.

Un amortissement, pas une réduction d'impôt
Le réflexe naturel quand on parle de défiscalisation immobilière, c'est d'imaginer une case à cocher dans sa déclaration et un crédit d'impôt qui tombe. Le Jeanbrun fonctionne autrement. Plutôt que de te donner directement de l'argent, il te permet d'amortir fiscalement le prix de ton bien, c'est-à-dire de déduire progressivement sa valeur de tes revenus imposables, comme une entreprise amortit ses équipements.
Concrètement : la base amortissable représente 80 % du prix d'acquisition (les 20 % restants correspondent au terrain, non amortissable par nature). Selon le niveau de loyer pratiqué, le taux annuel varie entre 3,5 % et 5,5 % pour un logement neuf.
Prenons un exemple. Tu achètes un appartement neuf à 250 000 €. La base amortissable est de 200 000 €. À 3,5 % par an (loyer intermédiaire), tu déduis 7 000 € de tes revenus chaque année pendant 9 ans. C'est de la fiscalité allégée, pas un coup de baguette magique, mais sur la durée, l'effet est réel.
Ce qui change vraiment : l'imputation sur le revenu global
C'est là que le Jeanbrun innove vraiment. Jusqu'ici, les mécanismes d'amortissement restaient cantonnés aux revenus fonciers (LMNP, SCPI à l’IS). Ici, le déficit généré peut s'imputer directement sur le revenu global, dans la limite de 10 700 € par an. Autrement dit, si ton investissement crée un déficit (loyers inférieurs aux charges + amortissement), tu le déduis de ton salaire ou de tes autres revenus.
La contrepartie : des loyers encadrés
Rien n'est gratuit. Pour bénéficier de l'amortissement, il faut s'engager à louer pendant 9 ans avec des loyers inférieurs au marché. Trois niveaux : intermédiaire (-15 % du marché), social (-30 %) et très social (-45 %). Plus tu baisses ton loyer, plus ton taux d'amortissement grimpe. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Ça dépend de ta tranche marginale d'imposition, de la tension locative locale, et de l'écart réel entre les loyers plafonnés et le marché dans ton secteur.
💡À noter : le dispositif s'applique sans condition de zonage géographique, une différence notable avec ses prédécesseurs. Neuf ou ancien rénové, en métropole ou en zone détendue, l'amortissement fonctionne. La seule contrainte : le bien doit être dans un immeuble collectif (pas de maison individuelle) et acquis entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028.
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