Ce que tu vas découvrir dans cette édition

  • Pourquoi le Livret A de ton enfant ne fait pas mieux que l'inflation sur la durée, chiffres 2026 à l'appui

  • Le PEAC, l'enveloppe à 0 % d'impôt lancée en 2024, et ses deux conditions de blocage

  • Comment fonctionne une assurance vie au nom d'un mineur, et la solution qui te permet de garder la main jusqu'à ses 25 ans

  • L'option méconnue pour les parents qui ne veulent pas lâcher les fonds à 18 ans

Temps de lecture : < 7 min

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L’ÉDITION DU JOUR

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Le sacro-saint Livret A

C'est le premier réflexe.
Et le plus simple : un Livret A s'ouvre dès la naissance, sans condition.

83 % des Français en détiennent un, soit un peu plus de 58 millions de livrets (Banque de France, rapport sur l'épargne réglementée 2025). Les banques en proposent un par défaut à l'arrivée d'un enfant. Il coche toutes les cases du placement rassurant :

  • Capital garanti

  • Taux fixé par l'État : 1,7 % depuis le 1er août 2026

  • Liquide : l'argent est disponible à tout moment

  • Zéro impôt, zéro prélèvement social

Je le répète régulièrement (il paraît que la répétition facilite l'apprentissage) : les livrets sont le lieu de l'épargne de précaution. Le matelas de sécurité en cas de coup dur. Ce n’est pas un support d’investissement pour préparer son futur.

Un enfant de 3 ans n'a pas besoin d'un matelas de sécurité.

Il n'a pas de loyer, pas de voiture qui tombe en panne, pas d'imprévu à absorber. Son horizon est long (10, 15 ou 20 ans). Et un horizon long autorise à prendre plus de risque pour aller chercher plus de rendement.

S'il fallait enfoncer le clou : sur la durée, le rendement réel du Livret A est négatif.

Traduction : l'inflation avance plus vite que le taux du livret ce qui amène inévitablement à une perte du pouvoir d’achat de son épargne.

En Septembre 2026, l’inflation dépasse les 2%. Le taux du livret A est à 1,7%. Rendement de l’épargne placée sur le livret : -0,3%…

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Linxea – Moins de frais et plus de conseils pour votre épargne et surtout une gamme de contrats d’assurance-vie et PER plusieurs fois primés.

L’assurance vie est un des placements disponibles pour les mineurs : c’est la même enveloppe que pour les majeurs avec les mêmes règles de fonctionnement (fiscalité avantageuse, un univers d’investissement diversifié, etc.)

Le problème, c’est que la plupart des contrats pour mineurs sont encore en souscription 100 % papier. Il faut imprimer, signer, renvoyer, attendre…autant de raison de procrastiner et de remettre la mise en place à plus tard.

Linxea a lancé l’année dernière la souscription 100 % digitale pour les mineurs :

  • Plus de paperasse.

  • Ouverture en ligne, en quelques minutes.

  • Et donc plus d’excuse pour commencer à construire l’avenir de ton enfant.

Cerise sur le gâteau : une offre de rentrée avec 100 € offerts sous conditions.

Pour en profiter, c’est ici :

Linxea, c’est un des leaders de l’épargne en ligne : indépendant, avec plus de 7 milliards d’euros d’actifs confiés, 200 000 clients, des frais bas et des solutions adaptées à chaque projet (assurance-vie, PER, SCPI…).

J’ai d’ailleurs mes assurances vie chez Linxea depuis plusieurs années 👌

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Investir comporte des risques

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Le PEAC : Plan Épargne Avenir Climat

Lancé le 1er juillet 2024 dans le cadre de la loi industrie verte, le PEAC est réservé aux moins de 21 ans.

Il peut s'ouvrir dès la naissance.
Il est arrivé pour remplacer le PER des mineurs, interdit depuis le 1er janvier 2024.

L'idée : une enveloppe à fiscalité imbattable, en échange d'un blocage jusqu’à 18 ans et d'une orientation obligatoire vers le financement de la transition écologique.
Ce n'est donc ni un livret garanti, ni un "PEA enfant".

Les caractéristiques :

  • Plafond de versements : 22 950 €, hors gains

  • Un seul plan par personne

  • Disponibilité : bloqué jusqu'aux 18 ans ET après 5 ans minimum de détention. Les deux conditions doivent être réunies.

  • Fiscalité : gains exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux

  • Clôture automatique au 30e anniversaire

Le point fort : la fiscalité.
0 % sur les gains, prélèvements sociaux compris.
Même le PEA ne fait pas ça.

Le point faible : le blocage.
Un PEAC ouvert à la naissance se débloque à 18 ans mais à condition d’avoir détenu le PEAC pendant au moins 5 ans.

Ouvert à 15 ans, il se débloque à 20 ans.
Ouvert à 20 ans, pas avant 25 ans.

Ce n'est pas un problème si tu l'ouvres tôt et que tu vises un horizon long. C'en est un si tu comptais piocher dedans pour le permis.

Autre différence, ce n’est pas un placement avec un taux fixé par l'État et il n’y a pas de garantie du capital.

Le PEAC est investi sur des fonds qui financent la transition écologique (énergies renouvelables, décarbonation, infrastructures durables).

L'univers d'investissement est donc restreint, il dépend de l'établissement où tu ouvres le plan, et les frais varient beaucoup d'un acteur à l'autre.
Par défaut, la gestion est pilotée : plus la date de sortie approche, plus le plan sécurise progressivement les fonds.

Bref, une bonne enveloppe sur le papier, encore peu distribuée deux ans après son lancement…

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L'assurance vie au nom d'un mineur

C'est le placement préféré des Français : 2 148 milliards d'euros d'encours à fin avril 2026 (France Assureurs).

Et contrairement à d'autres enveloppes réservées aux majeurs comme le PEA, il est possible d'en ouvrir une au nom de son enfant.

Mêmes règles du jeu que pour un adulte :

  • Même fiscalité, avec l'avantage qui s'ouvre après 8 ans de détention (d'où l'intérêt d'ouvrir tôt).

  • Même univers d'investissement : fonds euros et unités de comptes en actions, obligations, immobiliers, etc.

  • Même fonctionnement.

Le contrat est au nom de l'enfant.

Jusqu'à 18 ans, ce sont les représentants légaux qui gèrent : versements, choix des supports, arbitrages. L'ouverture demande la signature des deux parents et un retrait avant la majorité doit être justifié par l'intérêt de l'enfant.

À 18 ans, c'est lui qui décide : retirer, arbitrer, clôturer, profiter…🤞

Sauf si tu as prévu un pacte adjoint : c'est un document rédigé au moment de l’ouverture du contrat et qui fixe les règles d'utilisation des sommes. Il peut par exemple bloquer les retraits jusqu'aux 25 ans de l'enfant (clause d'inaliénabilité temporaire), avec des exceptions pour un achat immobilier ou les études.
Ce pacte doit généralement se rédiger dès la souscription, pas après.

Par rapport au PEAC, l'assurance vie donne plus de largesse dans l'univers d'investissement : un fonds euros à capital garanti, et des unités de compte comme des fonds traditionnels, des ETF, de l’immobilier via SCPI, des fonds thématiques, etc.

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Une autre option : CTO + donation

Les trois options précédentes ont un point commun : le placement est au nom de l'enfant.
À sa majorité, il dispose librement des fonds.

Sauf que certains parents hésitent à laisser plusieurs dizaines de milliers d’euros entre les mains d'un jeune de 18 ans. On n'est pas tous très matures à cet âge-là.

Il existe une option plus élégante : ouvrir un compte-titres ordinaire (CTO) au nom des parents, l'alimenter pendant 18 ans, puis donner les titres à ton enfant à sa majorité.
Ou à 25 ans.
Ou quand tu le juges prêt.

Jusqu'à la donation, c'est ton placement.
Tu gardes la main, et tu peux changer d'avis.

Au moment de la donation, une mécanique fiscale joue en ta faveur : la plus-value latente est purgée.

Traduction avec un exemple :

  • Tu as versé 10 000 €, le portefeuille en vaut 18 ans après 25 000 €.

  • Si tu vends, tu paies la flat tax de 31,4 % sur 15 000 € de gain, soit 4 710 €.

  • Si tu donnes les titres, ton enfant les reçoit avec un prix de revient de 25 000 €.

  • S'il vend le lendemain à ce prix, sa plus-value est nulle. Zéro impôt sur le gain.

Les droits de donation, eux, restent dus.
Mais chaque parent peut donner 100 000 € à chaque enfant tous les 15 ans sans un centime de droits.
Pour un portefeuille construit à 50 € par mois, tu as de la marge.

Pourquoi un CTO et pas un PEA ou une assurance vie (AV) ? Parce que ces deux-là ne se donnent pas. Un PEA et une AV sont attachés à leur titulaire jusqu'au bout. Le CTO est la seule enveloppe dont on peut transmettre le contenu, titre par titre, de son vivant.

Le revers de médaille : pendant 18 ans, les dividendes et les plus-values sur les ventes de titres sont fiscalisés chez toi. Et le capital reste dans ton patrimoine, donc dans ta succession s'il t'arrive quelque chose avant la donation.

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Comment choisir ?

Il n'y a pas de règle toute faite. Mais il y a une grille de lecture.

La banque pousse souvent au Livret A. C'est facile, sécurisé, mais tu ne peux pas vraiment dire que tu places de l'argent pour l'avenir de ton enfant. Tu épargnes, c'est déjà bien. Tu n'investis pas.

Le vrai sujet, c'est l'horizon de temps. Si tu ouvres un placement à la naissance pour un objectif de disponibilité à la majorité, tu as 18 ans devant toi, minimum. C'est long…
Assez long pour t'exposer aux actifs considérés comme risqués, les actions en tête, parce que sur 18 ans la volatilité des marchés se lissent et tu actives très tôt la mécanique des intérêts composés.

Trois questions à se poser :

  • À quel âge je veux qu'il ait la main ?

    • À 18 ans : PEAC ou AV.

    • À 25 ans : AV avec pacte adjoint.

    • Quand je décide : CTO + donation.

  • Quel niveau de risque j'accepte ?

    • Aucun : Livret A, et tu acceptes l'érosion de l’épargne.

    • Modulable : AV.

    • Le PEAC et le CTO n’offre pas de fonds à capital garanti mais les instruments financiers dispos ont différents profils de risque

  • Quelle fiscalité je vise ?

    • 0 % absolu : PEAC (ou livret A mais faible rendement)

    • Douce (après 8 ans de détention) : AV

    • Purge à la transmission : CTO + donation.

Et rien n'interdit de combiner !

Comment as-tu trouvé cette édition ?

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