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Ce que tu vas découvrir dans cette édition (à impact 💪) :
Les principales différences entre les actions cotées (Bourse) et les actions non cotées (investir en direct au capital d’une entreprise) et pourquoi et comment diversifier son patrimoine en investissant directement dans des projets à impact.
Une intro à l’investissement responsable : le développement durable, les critères extra-financiers (ESG) et comment s’exposer à la finance durable.
Et bien sûr un condensé d’actus qu’il ne fallait pas louper et quelques infos à te partager avant de commencer. 👇

🏝 En vacances ? Ça a déjà commencé pour certains… Pour mois ça démarre fin juillet pour 2 petites semaines et je te prépare donc une édition joker pour la prochaine édition de début août.
🗞 Les actus qu’il ne fallait pas manquer
🫣 Greedflation : c’est l’inflation des prix nourrie par l'avidité des entreprises. Selon le FMI, 45% de l'inflation actuelle est due à l'augmentation des marges des entreprises. 🤷♂️
🌾 Inflation alimentaire : Même si l’inflation générale continue de refluer à 4.5%, le prix des aliments quant à lui augmente de +13,7% sur 1 an.
🏦 PEL : le Ministre de l’Économie souhaite rediriger l’épargne logement (via le Plan Epargne Logement) vers la rénovation énergétique. Le PEL représente un gisement de 300 milliards d'euros.
Modalités pas encore définies, donc affaire à suivre.📕 Livret A : le taux restera à 3% jusqu’en 2025. Le Gouverneur de la Banque de France a proposé de déroger à la formule de calcul et c’est donc un blocage du taux à 3% (alors que la formule donnait 4.1%)
⚔️ Twitter vs Threads : le nouveau réseau social Twitter-like de Zuckerberg s’est lancé aux US. Et c’est un nouveau record : Threads dépasse ChatGPT et atteint les 100 millions d’utilisateurs en 4 jours. (Twitter c’est 330 millions d’utilisateurs actifs chaque mois)
🇨🇳 Déflation en Chine : alors qu’on lutte en occident contre l’inflation, la Chine a le problème inverse : la déflation. Et ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle (la déflation est pire que l’inflation, signe d’une économie qui ralentit).
🔥 Émeutes : 650 millions d’euros de dégâts et 11300 sinistres déclarés
⚡️ Le Match - Actions Cotées vs Non Cotées
Je te le dis tout de suite, c’est un match sans gagnant !
Car au lieu de les voir opposer, il faut plutôt comprendre les principales différences entre l’investissement en actions cotées (= Bourse) et les actions non cotées (= investissement en direct au capital d’une société non cotée en Bourse) et voir comment les intégrer dans ton patrimoine (car les 2 sont intéressants !).
Dans un premier temps, mettons-nous d’accord sur les termes :
Une action cotée est une action d’une société cotée en Bourse et dont les titres sont librement échangeables sur un marché financier réglementé.
Une action non cotée, c’est une action d’une entreprise non cotée en Bourse dont les titres sont émis auprès d’actionnaires privés (et donc plus difficilement échangeables car il n’y a pas de places de marchés réglementés
Quelles sont les principales différences ?
Rendement : Sur les 15 dernières années, le rendement du non coté est impressionnant (plus de 12%/an selon France Invest).
Pendant ce temps-là la Bourse a permis de générer un bon rendement de 6 à 8% par an selon les indices.
Une meilleure espérance de gain est souvent attendue dans le placement non coté. Les entreprises sont jeunes, en plein développement et avec un fort potentiel de croissance.
Avantage :
❌ Coté
✅ Non cotéRisque : Les sociétés non cotées sont en général plus jeunes et considérées moins solides financièrement. Le risque de défaut et de perte en capital est donc plus élevé sur le non coté.
Pour rentrer en Bourse, une société doit montrer une certaine solidité financière et se soumettre à la réglementation. Les entreprises sont en général plus solides et plus matures : le risque est jugé moindre sur une entreprise cotée en Bourse.
Avantage :
✅ Coté
❌ Non cotéVolatilité : la Bourse est soumise aux humeurs des marchés, aux effets d’annonces et aux anticipations des cycles économiques. Même une entreprise avec d’excellents résultats et fondamentaux peut se faire emporter par la marée si de mauvaises nouvelles ou crises surgissent.
Les prix en Bourse sont donc volatils.
Ce qui n’est pas le cas du non coté : la valorisation dépend de la performance intrinsèque de l’entreprise et n’est connue qu’en cas d’événements de liquidité (lors d’une levée de fonds, d’une sortie d’un actionnaire existant au profit d’un autre, etc.)
Avantage :
❌ Coté
✅ Non cotéLiquidité : la liquidité, c’est la possibilité d’échanger (acheter/vendre) et de récupérer ses fonds plus ou moins facilement.
La liquidité en Bourse est importante : les titres sont facilement et librement échangeables sur le marché.
Ce n’est pas le cas du non coté où la liquidité est faible (pas de place de marché) même si les titres peuvent s’échanger au gré à gré entre investisseurs.
Avantage :
✅ Coté
❌ Non cotéImpact : La Bourse, c’est essentiellement un marché secondaire (ou marché de l’occasion). Les actions échangées tous les jours ont déjà été émises par les sociétés. Elles s’échangent simplement entre investisseurs. L’évolution des prix impacte la valorisation de l’entreprise uniquement. On dit même qu’elle nourrit la spéculation.
À l’inverse dans le cas du non coté, les fonds levés permettent de financer directement le développement de l’entreprise. C’est d’ailleurs la principale raison d’émission des actions : utiliser cet outil (l’émission d’actions) pour financer les besoins de développement de l’entreprise. En contrepartie, l’investisseur devient actionnaire et donc directement intéressé à la performance de l’entreprise.
Contrairement à la Bourse, on parle de financement de l’économie réelle.
Avantage :
❌ Coté
✅ Non coté
Alors, coté ou non coté ?
Et pourquoi pas les deux, mon capitaine ? 🫡
La Bourse est un excellent moyen d’obtenir un cœur de performance avec un bon rendement en investissant dans des entreprises plus solides financièrement (que des entreprises non cotées) mais aussi de diversifier géographiquement (on peut investir dans le monde entier en 1 clic grâce à la Bourse).
La Bourse garantit une bonne liquidité (même si un investisseur avertit placera son argent sur le long terme, c’est toujours bon de savoir que l’on peut récupérer les fonds facilement). En revanche, il faudra maîtriser ses émotions en Bourse car la météo sur les marchés financiers peut être capricieuse et la volatilité des prix importante !
La Bourse, c’est un investissement plus solide à long terme mais volatile.
L’investissement en actions non cotées est un bel outil de diversification de son patrimoine avec un potentiel de rendement élevé et même des avantages fiscaux (jusqu’à 25% de réduction d’impôt grâce au dispositif IR-PME : si tu investis 10 000 € tu peux obtenir 2500 € de réduction d’impôt l’année où tu réalises l’investissement).
Tu peux également glisser les entreprises dans ton PEA (Plan Epargne Actions) si la société est éligible. Dans ce cas-là, tu ne bénéficieras pas du dispositif IR-PME (la réduction d’impôt).
Le non coté est aussi plus risqué et peu liquide. Les entreprises sont plus jeunes et le risque de défaut grandit.
Il est généralement recommandé de ne pas investir plus de 20% de son patrimoine en non coté (et de diversifier sur plusieurs entreprises !). Mais ça reste un excellent moyen de dynamiser ton patrimoine avec un objectif de rendement plus élevé.
Une autre dimension s’ajoute à l’investissement non coté : en devenant actionnaire d’un projet qui nous parle, on s’associe à la réussite d’une entreprise qui porte en elle les graines de l’impact et on met du sens à nos investissements. Et ça, ça compte également 👌
Ok, mais comment investir en non coté et trouver des projets et des sociétés qui te résonnent ? 👇

Tudigo est une plateforme d’investissement permettant d’investir directement dans des entreprises innovantes et financer des aventures entrepreneuriales à impact :
Des projets “for impact” dont l’impact sur les autres et le monde est au cœur du business.
Des projets “with impact” qui répondent à des besoins du quotidien mais en faisant les choses bien.
Des projets "soon/towards impact" qui sont des entreprises au tout début de leurs réflexions sur le sujet de l’impact, mais qui prennent des engagements sur ces critères en contrepartie du financement.
C’est la seule plateforme d’investissement sans frais pour l’investisseur (ils se rémunèrent du côté des entreprises).
De nouveaux projets sortent régulièrement. Pour les découvrir sur Tudigo et investir aujourd’hui dans les entreprises de demain, c’est par là :
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🌱 Investir Responsable
Cet article a été écrit par Marianne André-Iizuka 🌱
Marianne fait de la recherche en finance alternative et finance à impact. Elle travaille aussi sur les questions de biodiversité et de pricing du vivant et elle nous partage aujourd’hui une introduction à l’investissement responsable.
Elle a également écrit un livre : « Donnez du sens à votre argent ! »
Le réchauffement climatique est là 🥵
Aujourd’hui, beaucoup d’entre nous se posent la question de l’impact qu’aura leur argent sur l’avenir de la planète.
Et lui donner du sens pour un avenir plus durable 🌱
C’est quoi le développement durable ?
La première chose à savoir est la notion de durabilité.
Il s’agit de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins.
Pour atteindre cette durabilité, il faut agir sur trois piliers :
La croissance économique.
La cohésion sociale.
La protection de l’environnement.
C’est ce que l’on appelle communément le développement durable, au sens économique du terme (et ce n’est donc pas qu’une affaire de climat).
Il est devenu un des objectifs à long terme de l’Union Européenne dès l’année 2009.
Les critères extra-financiers (ESG)
Lorsque tu souhaites donner du sens à ton argent, ton objectif est indirectement de favoriser ce développement durable.
Mais comment cela se traduit il concrètement ?
Les systèmes bancaires et financiers se sont mis en ordre de marche pour proposer aux particuliers des produits financiers ayant un impact.
Mais comment faire ?
Car le banquier et le financier n’ont qu’une fonction : établir le risque du placement qu’ils vont proposer et en déduire son prix en fonction de ce risque. Le développement durable n’a donc pas sa place dans ce système car il n’est pas mesurable directement en termes de risque.
C’est alors que de brillants esprits ont imaginé et inventé la notion d’extra-financier. Puisque les banquiers et les financiers ne peuvent pas établir de prix sur la durabilité, ils vont devoir en tenir compte dans leurs communications à leurs investisseurs, dans un premier temps.
C’est ainsi que les rapports extra-financiers sont nés. Leur mission première fut d’expliciter comment l’entreprise avait pris la mesure des enjeux mondiaux. Puis, le rapport explicite les actions menées en interne (Gouvernance, action sociale, économies d’énergie, etc...) et sur sa chaîne de production, qu’il s’agisse de biens et de services. Ces rapports extra-financiers établissent donc de nouveaux critères d’investissements non tangibles qui seront les fondements de l’investissement à impact.
Une entreprise qui joue le jeu, contrainte ou forcée par des obligations réglementaires, de la responsabilité sociale ou RSE doit établir une notation des actions détaillées dans leur rapport extra-financier, dans trois grands domaines :
L’environnement (E) : c’est l’impact de l’entreprise et sa performance pour préserver l’environnement naturel (émissions de gaz à effet de serre, consommation d’énergie, gestion des déchets, etc.)
Le social (S) : ce sont les façons dont l’entreprise gère ses relations avec toutes les parties prenantes comme les salariés, fournisseurs, clients et les communautés (santé et bien être, amélioration des conditions de travail, insertion des travailleurs handicapés, etc.)
La gouvernance des entreprises (G) : c’est la manière dont est administrée l’entreprise (rémunération des dirigeants, actionnariat, composition du conseil d’administration, etc.)
L’aboutissement est une notation E/S/G qui servira de base aux banquiers et financiers pour établir une liste d’entreprises vertueuses dans lesquelles investir (note délivrée par une agence de notation).

La finance durable
Maintenant, imaginons que tu ailles voir ton banquier en lui disant : « Monsieur, je voudrais donner du sens à mon épargne, que me proposez-vous ? ».
En toute logique, celui-ci va te proposer un ou plusieurs fonds d’investissement labellisé ISR (Investissement Socialement Responsable), dont il te garantira qu’à l’intérieur, il n’y aura que des entreprises ayant les meilleures notations ESG de l’univers d’investissement choisi.
À ce moment-là, tu pourrais te dire : « D’accord, mais qu’en est-il de la performance économique et du rendement ? Une entreprise peut être hyper vertueuse en terme d’ESG mais être peu intéressante en terme économique, avec peu de potentiel ? ». 🧐
Hé bien, oui, tu as raison de raisonner ainsi.
Comme pour tout investissement, il ne faut pas perdre de vue la réalité économique d’un secteur. Il faut te concentrer sur les secteurs les plus porteurs (notamment en matière d’innovation), sur ceux qui sont en état de pénurie (comme l’eau ou le bois) tout en gardant à l’esprit le potentiel de performance du secteur, historiquement parlant et aller chercher les entreprises, parmi ces secteurs, qui seront les plus porteuses des projets de demain, c’est-à-dire, celles qui ont une valeur ajoutée.
Le rôle de la finance responsable est d’intégrer ces critères extra-financiers et l’impact à la performance économique.
Les principales missions de la finance responsable auxquelles les systèmes bancaires et financiers doivent répondre :
Le système financier doit porter l’économie et ses populations en finançant ses agents tout en conservant un objectif de croissance.
La croissance ne doit pas se faire au détriment de ces mêmes populations (impact social et sociétal).
Le respect de l’environnement, la préservation des ressources naturelles et la conservation de la biodiversité dans cette recherche de performance.
Il faut privilégier l’économie circulaire en favorisant les entreprises travaillant en circuit court et localement.
L’utilisation exclusive de ressources et d’énergies renouvelables de bout en bout des chaînes de production.
L’entreprise participative, collaborative et coopérative ayant une mission sociale et/ou environnementale est placée au cœur du système financier permettant de redonner une place à l’humain dans l’économie.
Voilà une introduction à une réflexion initiatique sur la finance durable, je vais maintenant t’expliquer, au quotidien comment tout cela fonctionne.
Comment investir de manière responsable ?
En tant que particulier, tu vas avoir le choix entre plusieurs véhicules d’investissement pour avoir un impact (tu vas voir, ce n’est pas toujours sexy).
👉 Le livret A et les livrets d’épargne réglementés sont un peu les incontournables de l’investisseur particulier.
Sans risque, ils te promettent un rendement fixe et garanti. Ton capital l’est également.
Mais sais-tu que les sommes épargnées dans le livret A ont un rôle social ? Une partie part vers la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Elles permettent de financer la construction de logements sociaux mais aussi de participer à la rénovation des bâtiments publics, enfin, elles financent les rénovations énergétiques de l’ensemble de ces bâtiments. L’autre partie reste dans les banques et permet le financement de projets d’impact.
👉 La banque éthique : tu peux aussi décider d’épargner dans une banque éthique. Elle a pour objectif de donner un impact positif à l’argent qu’elles collectent et à l’utilisation qu’elles en font.
Elle investit dans des activités comme les fermes biologiques, les énergies renouvelables, le tiers-secteur (les secteurs à but non lucratif), le négoce éthique (Fair Trade). Il existe réellement une seule banque éthique en France : la Nef.
(Celle-ci est faiblement capitalisée, il faut donc être vigilant de ce point de vue et y placer seulement une partie de son épargne.)
En ce qui concerne les néobanques, c’est pour moi un non-sujet. La plupart ne sont pas de vraies banques, elles achètent le droit d’utiliser des services financiers à des entreprises financières agréées.
Elles ajoutent une couche verte en vous permettant par exemple de planter des arbres ou de calculer vos émissions de CO2 sur la base de vos consommations bancaires (pose-toi la question de l’ingérence sur ta vie privée). C’est vendeur aujourd’hui de parler d’environnement, on n’est parfois pas très loin du « greenwashing ».
👉 La Bourse : tu peux ensuite épargner dans une assurance-vie, via un compte titre ou un Plan d’Epargne Actions. Tu peux investir dans des fonds d’investissement durable ou fonds d’investissement social.
Parmi ces fonds, certains pourront être labellisés et seront plus ou moins performants en matière d’ESG :
Le Label ISR qui garantit l’établissement d’une notation ESG pour chaque société en portefeuille et donc une prise en compte du développement durable.
Le Label Greenfin : il te permettra d’investir dans la transition énergétique et dans les projets d’infrastructure.
Le Label Finansol de la finance solidaire.
Ou d’autres labels (trop long à détailler ici) européens comme le label FNG-Siegel, uniquement destiné aux fonds germanophones, et qui est l’un des plus aboutis aujourd’hui.
(Il peut exister des controverses autour des labels, comme parfois retrouver des entreprises pétrolières dans des fonds labellisés ISR car aucun secteur n’est exclu de ce label… Mais la finance durable évolue sans cesse, les labels également).

Ce qu’il faut te poser comme questions ici, c’est la stratégie d’investissement de ces fonds, je te mets un extrait de mon livre ci-dessous qui résume assez bien le champ des possibles :

💡 Quel que soit le fonds, il faudra t’interroger sur sa stratégie, en quoi elle est impactante du point de vue ESG et quelles sont les sociétés dans lesquelles le fonds a investi.
👉 D’autres placements qui peuvent avoir un impact :
Investir en direct au capital d’une entreprise à mission ou porteuse d’innovations sociales (c’est ce qu’on vient de voir plus haut).
Tu peux aussi choisir d’investir dans un fonds de capital investissement ou private equity (qui n’est donc pas coté en Bourse).Prendre des participations dans un Groupement d’Investissement Forestier (GFI).
Investir dans des programmes immobiliers situés dans des éco-quartiers. Le mieux en matière d’investissement est évidemment de favoriser les programmes de rénovation, moins consommateurs de ressources naturellement et relativement pauvres en matière d’émissions de gaz à effet de serre.
Quel que soit la manière dont tu décides de placer ton épargne, prend ton temps et questionne-toi (et les autres et notamment ton conseiller si tu en as un). Il vaut mieux un épargnant avisé et acteur de la transition plutôt qu’un épargnant passif et non décisionnaire.
Comment as-tu trouvé cette édition ?
Si tu as des questions ou si tu souhaites simplement m’envoyer un message, réponds à ce mail ou envoie à [email protected].
À très vite.
Guillaume
Made with love ❤️

