C’est la 43ème édition de la newsletter envoyée toutes les 2 semaines.

Si on t'a transféré cette édition et que tu souhaites t'inscrire, c’est ici.

⏱️ Temps de lecture : < 7 min

Dans cette édition, on s’interroge sur les obligations : est-ce le bon moment d’y investir ?
Avec la hausse des taux pour lutter contre l’inflation, les obligations ont repris des couleurs. Mais avant de répondre à la question, tu dois appréhender :

  • Ce que sont les obligations et leur fonctionnement

  • Les différents types d’obligations

  • Pourquoi le prix d’une obligation varie

  • Le scénario et les hypothèses qui font penser que c’est le bon moment (ou pas)

Et bien sûr un condensé d’actus qu’il ne fallait pas manquer et quelques infos à te partager avant de commencer. 👇

  • 🚀 Le Défi Bourse vient de s’achever pour près de 450 participants !
    Il y aura une suite car on a déjà énormément appris de cette 1ère édition et on a avec Greg (l’expert) l’envie d’itérer sur une nouvelle version l’année prochaine.
    Beaucoup d’échanges sur l’espace communauté qui va évoluer (et probablement s’ouvrir à tous, je t’en dis plus prochainement).

  • 📱 Une app pour les pros : le développement de l’app à destination des intermédiaires financiers pour retrouver l’ensemble des feuilles volantes et les utiliser comme supports pédagogiques avancent bien !
    Lancement bêta prévu auprès de 100 utilisateurs uniquement fin novembre.
    Pour rejoindre la liste d’attente, c’est ici.

  • 💌 En Immersion : retrouve la dernière édition où je te partage 1 fois par mois l’envers du décor et les coulisses du développement de Regenize : chiffres, stratégies, obstacles…
    Je l’ai envoyé la semaine dernière et tu peux la retrouver ici.

  • Encore plus : Tu peux retrouver chaque semaine des nouvelles feuilles volantes en me suivant sur LinkedIn, Twitter ou Instagram.

🗞 Une sélection d’actus qu’il ne fallait pas manquer

🇫🇷 Note de la France maintenue : Moody’s (agence de notation) a maintenu la note de la France. C’est une excellente nouvelle pour le budget

🇪🇺 BCE : après 10 hausses consécutives, la Banque Centrale Européenne n’augmentera pas ces taux cette fois-ci. Petite pause dans la lutte contre l’inflation.

🏦 Loi Finances 2024 : le LMNP a failli perdre son avantage sur le calcul de la plus-value (réintégration des amortissements) mais l’amendement n’est finalement pas passé. Peut-être pour une prochaine fois…

🤷‍♂️ Fiscalité locative : le gouvernement lance une mission pour faciliter la fiscalité sur le locatif pour le prochain projet de loi finance 2025.

🇺🇸 La FED inquiète : la banque centrale US s’inquiète des tensions géopolitiques et craint une déstabilisation du système financier mondial.

📈 L’inflation restera élevée jusqu’en 2025 : c’est ce qu’affirme le FMI dans ses dernières perspectives

📈 Bitcoin ne connaît pas la crise. Alors que les marchés financiers souffrent en octobre, le Bitcoin fait +25% depuis l’été.

GARANCE propose des solutions financières performantes et durables en épargne, retraite et prévoyance pour donner vie à vos projets.

Dans cette série de feuilles volantes en partenariat avec GARANCE, on t’éclaire sur la préparation de la retraite.

La retraite, c’est le sujet qui nous concerne tous. Et c’était le gros sujet de début 2023 avec la réforme des retraites : travailler plus longtemps pour gagner moins (si je résume 😅).

La retraite en France c’est un régime obligatoire (base + complémentaire) et par répartition : les actifs d’aujourd’hui financent les pensions des retraités d’aujourd’hui. Tu peux d’ailleurs estimer aujourd’hui le montant de ta pension de retraite (sur info-retraite.fr ou via le taux de remplacement).

À la retraite, on perd en moyenne 40% à 50% de notre dernier salaire. Et il faut mieux en prendre conscience aujourd’hui plutôt que le jour du départ à la retraite.

Dans cette série de 4 feuilles volantes, tu apprendras :

  • Feuille #1 : Comment anticiper la baisse de revenu à la retraite et fixer le revenu dont tu auras besoin à la retraite ? La différence entre ce que tu souhaites et ce que tu percevras, c’est ce que tu dois préparer par tes propres moyens avec ton épargne (dès aujourd’hui)

  • Feuille #2 : Les stratégies de financement et les enveloppes financières (Assurance Vie, PER multisupports, PER à points, etc.) à ta disposition pour mettre en mouvement ton épargne au service de ton projet retraite.

  • Feuille #3 : Le fonctionnement du PER à points (différent d’un PER multisupport) qui te permet d’avoir une visibilité aujourd’hui sur le montant de ta retraite complémentaire.

  • Feuille #4 : Les 3 leviers que tu peux activer pour préparer ta retraite (le rendement, le temps et le levier fiscal propre au Plan Epargne Retraite)

Avec près de 250 000 adhérents et 360 000 contrats en portefeuille, GARANCE propose une offre ouverte à tous et s’engage à accompagner ses clients en toutes circonstances.

Ils ont créé GARANCE Smart Life : une plateforme unique pour piloter son épargne par projets et par objectifs.
Pour le découvrir :

Les obligations reprennent des couleurs !
Après une décennie de taux bas, les obligations ont progressivement été boudées par les investisseurs. Mais la conjoncture (inflation) et la hausse brutale des taux directeurs des banques centrales redonnent de l’éclat aux obligations.
Mais est-ce le bon moment ?

C’est quoi une obligation ?

On commence par les bases : une obligation est un titre financier.
Un titre de créance plus précisément qui peut être échangé en Bourse.

C’est une forme de prêt : en achetant une obligation, un investisseur “prête” un capital à une société en l’échange d’un coupon (le taux d’intérêt) pendant une durée définie (la maturité).

Le fonctionnement d’une obligation :

  • Pour se financer (et au lieu lever des fonds contre ses actions ou de contracter un prêt auprès d’une banque), une entreprise émet 1 000 obligations à 5 000 € à 5% avec une maturité de 5 ans (simple exemple) pour un montant total de 5 M€.

  • Des investisseurs achètent l’obligation lors de son émission à 5 000 € et ce montant va dans les poches de l’entreprise.

  • Chaque année et tant qu’il détient l’obligation dans son portefeuille, l’investisseur reçoit un coupon de 5% (250€ par obligation).

  • À l’échéance des 5 ans, l’entreprise rembourse le capital de 5 000 € (on parle de remboursement in-fine).

Ça, c’est pour le fonctionnement basique d’une obligation car il peut y avoir plusieurs types d’obligations et de nombreux paramètres.

Avant de s’y plonger et de faire un tour d’horizon des différents types d’obligation, tu dois te familiariser avec le jargon et les principales caractéristiques d’une obligation :

  • La valeur nominale (ou faciale) correspond au montant prêté. Cette valeur représente une fraction du montant de l'emprunt obligataire. Le coupon est calculé sur cette valeur

  • Le coupon : c’est le montant des intérêts que l'emprunteur versera aux porteurs des obligations.

  • La maturité : c’est la période entre l’émission de l’obligation et le remboursement du capital (échéance).

  • Le prix d'émission est le prix payé par l’investisseur lors de l’émission. Ce prix peut être différent de la valeur nominale. On parle d'une émission « au pair » si les obligations sont émises à la valeur nominale.

Les termes de l’obligation sont connus à l’avance et il en existe différents types.

Les différents types d’obligations

Le marché des obligations est complexe avec différents types d’émetteurs et différentes possibilités dans les paramètres.

Les émetteurs :

  • Obligations d’Etat : l’Etat est aussi un acteur économique. Pour se financer, il emprunte sur les marchés en émettant des obligations (c’est notre fameuse dette). Plus un Etat est considéré comme solide, plus il peut prétendre à emprunter avec des taux bas.
    On retrouve ici les OAT en France (Obligations Assimilables du trésor), les Bunds en Allemagne ou encore les Treasury Bonds aux US.
    Ce type d’obligations est considéré comme plutôt “sûres” car un Etat ne peut en théorie pas faire faillite.

  • Obligations d’entreprises : les entreprises peuvent également émettre des obligations. Ces obligations sont considérées plus risquées que les obligations d’Etat et procurent généralement de meilleurs rendements.

Les modalités de versement des coupons :

  • Taux fixe : le taux d’intérêt et donc le coupon sont fixes et son versement intervient tous les ans.

  • Taux variable : le taux d’intérêt de l’obligation est variable et dépend de l’évolution des taux sur le marché (par exemple le taux Euribor auquel s’ajoute un taux fixe).

  • Coupon zéro : dans ce cas-là, pas de versement de coupon tous les ans. Les coupons sont capitalisés et versés à l’échéance en même temps que le remboursement du capital

Les modes de remboursement :

  • In fine : le capital (aussi appelé le principal) est remboursé dans sa totalité à l’échéance. Seuls les intérêts (coupons) sont versés pendant la durée de vie de l’obligation.

  • Constant : une partie du capital est remboursée chaque année. La base de calcul des intérêts diminue au fur et à mesure du temps et l'annuité est dégressive dans le temps.

  • Progressif : l’annuité est constante et comporte une partie de remboursement du capital et l’autre partie d’intérêt.

Tous ces paramètres sont mentionnés dans le contrat d’émission.
Il existe cependant d’autres types d’obligations :

  • Obligations convertibles en actions : ces obligations confèrent à son porteur la possibilité - et non l’obligation - de convertir sa créance en des actions (titres de propriétés).

  • Obligations remboursables en actions : à l’échéance, les obligations sont obligatoirement (dans la plupart des cas) remboursées en actions à une parité définie dans le contrat.

  • Obligations subordonnées : c’est une obligation remboursée en dernier si la société était amenée à faire faillite et être liquidé. Elles sont plus risquées et offrent en général un rendement plus élevé.

Investment Grade vs High Yield

Tu entendras régulièrement parler d’obligations Investment Grade et High Yield.
Ce sont 2 dénominations qui vont considérer le risque que présente un émetteur.

Le risque qui porte sur un émetteur (Etat ou entreprises) est quantifié par les fameuses agences de notation dont les 3 principales sont Moody’s, Fitch et Standard & Poors.
Elles ont pour mission d’évaluer la solvabilité d’un émetteur (la capacité d’un émetteur de payer les coupons et de rembourser le capital).
Plus la note est bonne, plus l’émetteur peut prétendre à un taux d’intérêt bas (moins risqué).
Plus la note est mauvaise, plus le taux d’intérêt de l’obligation émise sera important (plus risqué).

Les émetteurs avec les meilleures notes vont rentrer dans la catégorie Investment Grade et prétendront à des taux d’intérêt plus bas. À l’inverse, les moins bons émetteurs basculeront dans la catégorie High Yield avec des taux d’intérêt plus élevés.

Pourquoi le prix varie d’une obligation ?

Une obligation peut être cotée en Bourse et est donc librement échangeable.
Son prix varie en fonction de l’offre et de la demande d’une part, mais dépend surtout des taux d’intérêt sur le marché (eux-mêmes directement liés au taux directeur de la Banque Centrale).

Essayons de comprendre la mécanique :

  • Année 1 : le taux directeur de la Banque Centrale est à 1%

  • Une entreprise émet une obligation à 3% (un premium de + 2% par rapport au taux directeur)

  • Année 2 : le taux directeur de la banque Centrale passe à 3% (pour lutter contre l’inflation par exemple)

  • Cette même entreprise émet une nouvelle obligation à 5% (le même premium de +2% par rapport au taux directeur).

  • Sur le marché, il y a maintenant des obligations émises il y a 1 an à 3% et de nouvelles obligations à 5% pour la même entreprise. En tant qu’investisseur, je vais avoir tendance à privilégier les obligations à 5% car plus rémunératrices à risque égal (il s’agit de la même entreprise).

  • Le prix des obligations à 3% va donc devoir s’ajuster pour redevenir attrayant aux yeux des investisseurs. Le prix de l’obligation va donc baisser.

Cela peut paraître contre-intuitif mais le prix d’une obligation varie en sens inverse des taux d’intérêt sur le marché (porté en grande partie par le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale).

C’est d’ailleurs pour cette raison que les obligations redeviennent intéressantes : les taux directeurs ont grimpé en flèche depuis 2 ans (10 hausses consécutives en l’espace de 2 ans) pour s’établir aujourd’hui (octobre 2023) à 4%.

Pourquoi s’intéresser aux obligations aujourd’hui ?

Tu l’as compris : le prix des obligations varie en sens inverse des taux d’intérêt.
Et aujourd’hui, le rendement des obligations redevient attractif avec un taux directeur qui s’établit à 4%.

Les nouvelles obligations émises affichent des taux supérieurs à 4%.
Mais l’opportunité ne réside pas exclusivement dans le taux.
Elle se joue également dans l’évolution potentielle du prix des obligations car si les taux étaient amenés à baisser, le prix des obligations évoluerait à la hausse.

Beaucoup d’investisseurs s’intéressent aujourd’hui aux obligations car pour eux, il y a une fenêtre de tir avec le scénario et les hypothèses suivantes :

  • Les taux directeurs ont été relevés pour juguler l’inflation

  • Les obligations sont aujourd’hui émises à des taux intéressants

  • L’inflation reste élevée mais paraît maîtrisée (hypothèse)

  • L’inflation pourrait donc baisser dans les prochains mois sous l’effet de la politique monétaire (hypothèse)

  • Si l’inflation baisse, les Banques Centrales pourraient baisser leurs taux directeurs (hypothèse)

  • Et donc le prix des obligations émises aujourd’hui pourrait grimper.

Dans ce scénario, investir aujourd’hui dans des obligations est une bonne idée : les taux distribués par les obligations sont intéressants (et permettent de se protéger de l’inflation) et l’obligation elle-même peut apporter une plus-value à moyen terme.

Sauf que…
Ce ne sont que des hypothèses et on n’en sait rien 😇
L’actualité nous ramène à la réalité et les tensions géopolitiques persistent (il se peut qu’on n’ait pas encore gagné la guerre contre l’inflation et donc aucune certitude quant à la baisse des taux sur le court/moyen terme).

Il n’empêche que les obligations qui ont été boudées ces dernières années (période de taux bas) redeviennent avantageuses aux yeux de l’investisseur et pourraient reprendre une bonne place dans leurs portefeuilles.

Les obligations sont une classe d’actifs généralement moins volatils que les actions.

Le principal risque d’une obligation réside dans la capacité de l’émetteur à rembourser les intérêts et le capital (et donc éviter le défaut de paiement et la faillite). Le marché obligataire est un marché de moyen et long terme. Plus la durée de vie de l’obligation est longue, plus le risque attaché à l’obligation est élevé.

Comment investir en obligations ?

Investir en direct dans des obligations n’est pas chose facile pour l’investisseur particulier. Les tickets d’entrée pour acheter une obligation sont très élevés. C’est donc un marché essentiellement institutionnel.

Pour investir en obligation :

  • Investir dans des fonds actifs : ce sont des fonds gérés par des professionnels de la finance. Ces acteurs peuvent intervenir sur le marché primaire (lors de l’émission des obligations) et sur le marché secondaire (acheter et vendre des obligations déjà émises).
    Il existe également des fonds datés qui sont des fonds à échéance : tu investis aujourd’hui dans un fonds daté et les obligations en portefeuille seront conservées jusqu’à l’échéance.

  • ETF obligataires : comme il existe des ETF actions, il existe également des ETF obligataires (il faudrait détailler le fonctionnement dans une édition dédiée).

  • Investir en direct grâce à Trade Republic : depuis peu (mi-septembre 2023), il est possible d’acheter des fractions d’obligations grâce au courtier Trade Republic. C’est une petite révolution dans le monde des obligations (investment grade) car tu peux toi-même te constituer ton portefeuille d’obligation à partir de 10€.

Et la fiscalité dans tout ça ? 🤓

Tout dépend de ton enveloppe fiscale (assurance-vie, compte titres, etc.)
Les obligations ne sont pas disponibles dans un PEA (réservé exclusivement aux actions européennes et hors ETF obligataires éligibles).

Dans un compte titres, c’est le Flat Tax qui s’applique en France (30% sur les plus-values/coupons).

Dis-moi ce que tu as pensé de cette édition et si tu as des questions. 👇
On se retrouve dans 2 semaines pour la prochaine édition.

Comment as-tu trouvé cette édition ?

Ton retour m'aide à affiner le contenu 🙏

Login or Subscribe to participate

Si tu as des questions ou si tu souhaites simplement m’envoyer un message, réponds à ce mail ou envoie à [email protected].

À très vite.
Guillaume
Made with love ❤️

Reply

Avatar

or to participate

Continuer à lire

Voir plus
caret-right