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Depuis plus de 20 ans, les ETF ont démocratisé l’investissement en Bourse.
Ils ont conquis le cœur (et les portefeuilles) de millions d’épargnants grâce à une promesse simple : permettre à chacun de s’exposer à la performance des marchés, de façon diversifiée et à moindre coût.
En 2024, plus de la moitié des encours aux États-Unis sont gérés via des fonds passifs. Et la tendance se renforce chaque mois.
Simplicité, transparence, accessibilité : sur le papier, les ETF ont tout pour plaire.
Mais face à cet engouement massif, une question revient de plus en plus souvent :
Et si tout le monde faisait la même chose… que se passerait-il ?
Peut-on imaginer un monde où les flux passifs feraient monter mécaniquement les cours des plus grandes entreprises ?
Où la diversification deviendrait paradoxalement une forme de concentration ?
Où les prix cesseraient de refléter la valeur réelle des sociétés ?
Dans cette édition, on va prendre le temps d’explorer ces questions :
Comprendre comment fonctionnent vraiment les ETF.
Analyser leur impact (ou pas) sur les marchés.
Et se demander si cette stratégie, qui a fait ses preuves, peut encore rester la pierre angulaire de nos portefeuilles pour les décennies à venir.
Bonne lecture, et comme toujours, fais-toi ta propre opinion 🤓
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Mon Petit Placement est un courtier en investissement qui rend l’investissement financier simple et accessible à travers des contrats d’assurance vie et PER (Plan Épargne Retraite).
L’assurance vie, c'est toujours un des placements préférés des Français : plus de 2 000 Mds € d’encours en 2024 . C'est à la fois une enveloppe de placement et une enveloppe de prévoyance avec des avantages en cas de succession.
Vu la taille du marché, il en existe des tonnes mais toutes ne se valent pas…
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Faut-il continuer à investir dans des ETF ?
Les ETF ont conquis une génération d’épargnants.
Simple, efficace, diversifié : sur le papier, ils ont tout pour plaire et la dernière étude de l’AMF nous le prouve :
Un rapide rappel de ce qu’est un ETF (Exchange Traded Fund) : c’est un fonds cotée en Bourse qui réplique la performance d’un indice, comme le S&P 500 ou le MSCI World.
On parle d’ETF passif (ou tracker) car le rôle de ces instruments est de répliquer la performance d’un indice en particulier. Ni plus, ni moins.
💡 Il existe des ETF actifs qui eux tentent de battre le marché (= l’indice de référence) avec des stratégies d’investissements actives mais on fera référence dans la suite de cette édition aux ETF passifs qui sont les plus populaires.
Le fonctionnement d’un ETF est donc simple : il réplique la performance d’un indice en investissant automatiquement dans les actions composant cet indice, avec une pondération équivalente.
Par exemple :
Un ETF S&P 500 détient les 500 plus grandes entreprises américaines, dans la même proportion que l’indice.
C’est un outil :
Côté en bourse, comme une action
Géré passivement (il suit, il ne sélectionne pas)
Très peu coûteux (souvent < 0,2 % par an)
Accessible même avec quelques dizaines d’euros
C’est cet accès simple et bon marché à la diversification qui explique en grande partie son succès. Avec un instrument, on peut investir dans des centaines de sociétés et s’assurer une bonne diversification tout en captant la performance moyenne des marchés.
Mais face à l’ampleur du phénomène, une question commence à émerger : Que se passerait-il si tout le monde investissait uniquement dans les ETF ?
Le prix des actions composant les indices ne ferait-il que monter ?
Est que le prix des actions composant l’indice ne serait pas - à un certain point - décorrélé de leur valeur réelle ?
On est encore loin de tout ça.
Mais rien qu’au US, les ETF et fonds passifs représentent plus de 50% des encours.
et c’est une question que j’entend poindre dans de nombreuses bouches et à travers différents contenus glanés sur les réseaux.
Alors on va tenter de comprendre et de répondre à la question 👇
Les ETF ont-ils un impact sur le prix des actions composant l’indice ?
C’est une vraie question, et ce n’est pas si simple d’y répondre.
Un ETF réplique un indice comme le CAC40 (exemple). Si on prend l’exemple d’un ETF à réplication physique, l’ETF détient en portefeuille les 40 titres financiers composant notre indice français.
Mais quand on parle d’ETF, il faut distinguer deux marchés :
Le marché secondaire : là où s’échangent les parts d’ETF entre investisseurs (comme des actions).
Le marché primaire : où le gérant de l’ETF crée ou détruit des parts, en achetant ou vendant les actions sous-jacentes.
Dans 94 % des cas (source Vanguard), les échanges d’ETF se font sur le marché secondaire.
Concrètement : un investisseur vend ses parts à un autre directement sur le marché (la Bourse).
Cela ne déclenche aucun achat ou vente des actions qui composent l’indice.
Dans ce cas là, il n’y a donc aucun impact direct sur le prix des titres sous-jacents.
Mais si la demande devient très forte et que de nouveaux épargnants souhaitent s’exposer aux ETF (comme c’est le cas actuellement), le gérant crée de nouvelles parts de l’ETF. Et pour cela, il doit acheter les actions de l’indice (dans notre exemple, les 40 entreprises du CAC40 : Total, Air Liquide, L’Oréal, etc.).
→ Là, il y a un flux réel sur le marché actions : l’ETF achète des titres
→ Et donc un impact sur les prix
Les ETF peuvent donc participer à la pression acheteuse mais les investisseurs actifs (stock picker, gestionnaire de fonds actifs, etc.) corrige les excès du marché en achetant des titres sous-évalués ou en vendant des titres jugés surévalués.
Ce sont théoriquement les actions sous-jacentes qui font le prix de l’ETF, pas l’inverse.
L’ETF reflète le marché, il ne le dirige pas.
Du moins… tant que ce sont les actions qui dictent les flux.
Et si plus personne n’analyse les titres individuellement, qui corrige les excès ?
Et si tout le monde faisait la même chose ?
Aujourd’hui, beaucoup d’investisseurs particuliers adoptent la stratégie suivante :
Je choisis un ETF Monde (MSCI World) ou S&P 500
Je fais des versements mensuels (DCA)
Et j’attends 20 à 30 ans pour capter la performance des marchés à long terme
C’est simple, logique… et c’est en train de devenir LA stratégie adoptée par de nombreux investisseurs et débutants en Bourse.
C’est aussi une stratégie que j’applique à titre personnel et il est dorénavant très facile de la mettre en place, gratuitement, et à partir de quelques euros par mois.
Le DCA en ETF est très facile à mettre en oeuvre. Je le fais personnellement via Saxo Banque et la fonctionnalité de Plan d’Epargne Programmé.
Si tu veux lancer ton DCA en ETF et sans frais de courtage à l’achat, tu peux le faire en suivant ce lien (500€ de frais de courtage offerts*)
Mais si cette stratégie devient dominante, plusieurs effets de second ordre peuvent apparaître :
1. Une concentration extrême des investissements
Les ETF sont construits pour suivre les indices.
Or, ces indices sont eux-mêmes concentrés sur quelques valeurs.
Exemple : les 7 plus grosses valeurs technos - aussi appelées Magnificient 7 - pèsent près de 30 % du S&P 500.

→ Résultat : une part croissante de l’épargne mondiale converge sur les mêmes entreprises, tous les mois, mécaniquement, ce qui peut pousser le prix à la hausse.
2. Une baisse du poids des investisseurs actifs
Les ETF ne font pas de sélection, ils achètent tout, en bloc.
Ce sont les gérants actifs, les stock pickers… qui jouent le rôle de “juges du prix” : ils analysent, comparent, corrigent les excès.
Ils achètent quand le prix de l’action semble pertinent en regard de la valorisation et vendent s’ils jugent que le titre est surévalué ou que la croissance des ventes et/ou des bénéfices n’est pas au rendez-vous.
Ce sont eux qui font le marché : pour un acheteur, il faut un vendeur. C’est la loi de l’offre et de la demande qui fixe les prix.
Moins les investisseurs actifs sont nombreux, plus on peut se poser la question de l’efficience des marchés et si le prix de certaines actions ne peut pas être décorrélé de leur valeur intrinsèque.
3. Un risque de bulle silencieuse
Quand des millions d’épargnants achètent les mêmes titres, mois après mois, sans jamais se poser la question de la valorisation, les prix peuvent grimper… simplement parce qu’on les achète.
Pas de frénésie, pas de levier, pas de “FOMO”.
Mais une montée douce, automatique… jusqu’au jour où quelque chose casse.
Peut-on vraiment parler de bulle aujourd’hui ?
Aujourd’hui, les ETF ne représentent qu’une partie minoritaire des échanges réels sur les actions.
Mais leur poids ne cesse de croître.
Et la concentration des indices augmente : quelques entreprises pèsent de plus en plus lourd.
Ce qui pourrait arriver, si cette dynamique continue :
Les valorisations des grandes valeurs seraient soutenues artificiellement par des flux passifs
Une correction brutale (crise, scandale, ralentissement) pourrait se propager à toute vitesse
Les marchés secondaires (PME, marchés étrangers, obligations…) seraient délaissés, et donc plus volatils, moins liquides, moins financés
Faut-il arrêter d’investir en ETF ?
Je ne crois pas.
Il y aura toujours des investisseurs actifs, toujours des “market makers” et toujours des arbitrages pour venir corriger les excès du marché.
Les ETF (passifs) sont un puissant outil pour l’investisseur particulier : simple, accessible et pas cher. Il ont - de mon point de vue - une belle place à prendre dans l’épargne financière des Français (aujourd’hui 6400 milliards avec plus de 50% de ces encours sur des comptes courants, livrets, fonds euros des assurances-vie…)
Tout reste à faire…
Faut-il envisager autre chose ?
Il n’y a aucun signal d’alarme aujourd’hui.
Oui, l’engouement pour les ETF est fort. Et oui, il repose sur des bases solides : simplicité, diversification, faible coût.
Et c’est un outil que je vais continuer à utiliser dans mon portefeuille.
En revanche, je m’ouvre de plus en plus au stock picking et à l’investissement dans des titres spécifiques sur une plus petite partie de mon portefeuille.
En revanche, on continuera de suivre l’adoption des ETF et son éventuel impact sur les marchés 👌
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Disclaimer
Tout ce qui est présenté ici ne peut être considéré comme un conseil en investissement. Il s’agit de mettre en lumière des concepts financiers et d’expliquer clairement le monde de la finance et de l’investissement.
Chaque situation est unique et chacun doit investir en respectant son profil investisseur et un horizon de temps.
Investir comporte des risques de perte en capital.


